Les traitements / Traitement de la carotide

Traitement de la carotide

L’artère carotide est située dans le cou. Elle alimente le cerveau, la tête et le cou en oxygène. Elle se divise en deux : l’artère carotide interne (qui vascularise le cerveau) et l’artère carotide externe (qui vascularise la face).

Le rétrécissement des artères carotides (ou sténose carotidienne)  est causé par l’athérosclérose, une accumulation de la plaque d’athérome sur la paroi interne des artères. Cette plaque peut se détacher, migrer vers le cerveau et être à l’origine d’un accident vasculaire cérébral.

Le traitement privilégié de la sténose carotidienne est l’angioplastie carotidienne. Il s'agit d'une réparation par l'intérieur de l'artère, sans intervention chirurgicale.

L’intervention de chirurgie carotidienne dure environ 1 heure pour le chirurgien. L’intervention chirurgicale nécessite une incision dans le cou alors que la mise en place d’un stent se fera par ponction de l’artère fémorale.

Il n’y a aucune préparation préalable à cette intervention.

Après une anesthésie locale au pli de l'aine (ou éventuellement après anesthésie générale), l'artère fémorale est ponctionnée. Une valve de protection est introduite (environ 2,5 mm de diamètre) afin de réaliser le diagnostic précis de la lésion carotidienne et de la traiter par l'intérieur des vaisseaux.

Après injection d'un anticoagulant (l’héparine), un filtre (ressemblant à une petite épuisette) est installé derrière le rétrécissement de l'artère carotidienne. Ce filtre doit récupérer les fragments de matériel athéromateux ou de caillots qui peuvent se fragmenter lors de la procédure.
On procède ensuite au déploiement de l'endoprothèse, aussi appelée "stent" (un tuteur métallique en forme de tube). Cette prothèse sera redilatée au moyen d'un ou plusieurs ballonnets (ballons d'angioplasties) pour assurer une application correcte à la paroi artérielle et redonner à l'artère un calibre correct.
Après contrôle, le filtre est retiré, ainsi que la valve donnant accès à l'artère fémorale.
Le saignement au niveau du point de ponction est contrôlé par simple compression manuelle durant 10 minutes au moins ; un système de fermeture percutanée peut éventuellement être envisagé.

Les risques de cette technique sont l'embolie cérébrale lors de la mise en place du matériel. Il existe aussi des complications propres aux techniques d'angioplastie telles qu’une allergie à un produit de contraste iodé, un hématome ou, très rarement, une obstruction de l'artère au niveau du point de ponction.

Un ralentissement du rythme cardiaque ou une baisse de la pression artérielle peuvent être observés, mais peuvent être prévenus ou traités de façon simple.

En plus des médicaments habituels (comportant notamment de l'aspirine), le patient reçoit un traitement fluidifiant du sang (Plavix®) pendant deux mois après la procédure d'angioplastie.

Un repos prolongé d’au moins 8 heures, généralement jusqu'au lendemain matin, est requis pour minimiser les risques de saignement ou d’autres complications liées à la ponction artérielle.

Contact et rendez-vous

Institut cardiovasculaire
Route 555
Tel: 02 764 28 12