les maladies cardiovasculaires / Maladies des artères

Maladies de l'aorte thoracique ou dilatation anévrysmale de l'aorte

L’aorte est la plus grosse artère du corps humain. Elle naît du cœur, descend dans le thorax puis dans l’abdomen et se divise au niveau du nombril en deux artères vers les membres inférieurs (les artères iliaques). Sur son trajet, l’aorte se ramifie en de nombreuses branches servant à vasculariser les organes (notamment le cerveau, les organes digestifs et les reins).

Chez certains patients, et pour une raison encore mal comprise, l’aorte abdominale peut progressivement se dilater. Cette dilatation est appelée « anévrisme ». Au-delà de 50mm de diamètre pour les femmes et 55mm pour les hommes, on estime que le risque de rupture devient significatif.

La paroi de l’anévrisme présente moins de fibres élastiques que la paroi aortique normale. La paroi de l’anévrisme est donc moins résistante aux coups de butoir de la pression artérielle et se dilate progressivement.

La maladie survient généralement après 60 ans et plus souvent chez les hommes. Le tabac, le cholestérol, l’hypertension et l’athérosclérose (dépôt de graisse sur les parois des artères) sont des facteurs de risque.

Le caractère génétique de la maladie a également été démontré, notamment le risque nettement plus élevé pour les hommes d’être atteints de la maladie s’il y a d’autres cas dans la fratrie.

Il existe également des anévrismes d’origine infectieuse ou inflammatoire (plus rares).

L’anévrisme est une maladie silencieuse. Sans rupture, les symptômes sont le plus souvent inexistants. Dans de rares cas, des douleurs abdominales inexpliquées peuvent mener au diagnostic.

En cas de rupture de l’anévrisme, les symptômes sont les suivants :

  • fortes douleurs abdominales associées à un durcissement de la paroi abdominale ;
  • syncope par perte sanguine rapide et importante dans le ventre ;
  • pâleur et une moiteur associées à une respiration superficielle.

En cas de rupture, le diagnostic est le plus souvent facile à établir après examen clinique par un médecin.

En cas de maladie asymptomatique, le diagnostic est généralement posé de manière fortuite, lors de la réalisation d’une imagerie abdominale réalisée pour une autre raison.

Une fois le diagnostic établi - et en cas de diamètre en dessous de 50mm/55mm, un suivi à intervalles réguliers par échographie ou angioscanner sera proposé au patient.

Il existe 2 possibilités de traitements :

  1. Une intervention chirurgicale par voie ouverte: remplacement du segment d’aorte dilatée par une prothèse après ouverture de l’abdomen.

Cette intervention est pratiquée sous anesthésie générale et nécessite une hospitalisation d’environ 1 semaine. La période de convalescence est d’environ 2 mois.

Cette intervention est durable et nécessite peu de suivi.

Les complications post opératoires sont un peu plus fréquentes qu’en cas d’intervention endovasculaire (lire ci-après). Il s’agit principalement de la pneumonie et de l’éjaculation rétrograde.

Cette intervention est donc plutôt réservée aux patients jeunes et en bonne santé.

 

  1. Une intervention dite « endovasculaire » : l’insertion d’une prothèse par l’intérieur des vaisseaux afin d’exclure l’anévrisme.

Cette intervention est réalisée après ponction ou petite incision chirurgicale des artères fémorales au pli de l’aine.

Cette intervention est moins lourde que l’intervention chirurgicale, mais est moins durable que la première. Elle nécessite une hospitalisation plus courte (3 à 4 jours) et un suivi post opératoire régulier par échographie ou scanner.

Cette intervention nécessite une hospitalisation de 3 à 4 jours. La période de convalescence est de 2 à 3 semaines.

 

Le choix entre l’une et l’autre intervention devra se faire après discussion approfondie avec le médecin.

Contact et rendez-vous

Institut cardiovasculaire
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