Les traitements / Coronaire

Epreuve d'effort pharmacologique ou de stress (avec échographie)

L’échographie de  stress sous dobutamine est utilisée le plus souvent pour diagnostiquer la présence d’une angine de poitrine et pour suivre l’évolution de la maladie coronaire. Elle est plus rarement, proposée pour l’évaluation de certains rétrécissements de la valve aortique (sténose).

L’échographie de stress sous dobutamine est indiquée à la place d’un test d’effort sur vélo chez les patients qui, pour des raisons orthopédiques, neurologiques, respiratoires ou autres, seraient incapables de réaliser un effort physique satisfaisant sur un vélo.

A la demande du cardiologue, une scintigraphie pourra être réalisée en complément. Dans ce cas, l’effort est simulé par l’injection d’un stimulant cardiaque (la dobutamine). Ce dernier provoque l’augmentation de la fréquence cardiaque et donc du débit cardiaque et de la consommation en oxygène du muscle cardiaque.

L'examen dure en moyenne 90 minutes.

Pour pratiquer échographie de stress sous dobutamine, le patient ne doit pas être à jeun. Il est même conseillé de manger normalement avant l’examen.

Certains médicaments (bêta bloquants, anticalciques ralentisseurs, certaines gouttes ophtalmiques) doivent être arrêtés 48 heures avant l’examen. C’est pourquoi, lors de la prise de rendez-vous, la liste des médicaments pris par le patient sera demandée ou contrôlée par le médecin prescripteur. Les autres médicaments peuvent être pris comme d’habitude.
En cas de doute sur les médicaments à arrêter, merci de contacter le 02 764 28 09.  

Si les médicaments mentionnés ci-dessus ne sont pas arrêtés, l’examen ne pourra être réalisé et le rendez-vous sera reporté.  

Le patient doit se mettre torse nu dans la salle d'examen.

Une technologue ou un médecin le pèse puis lui pose des questions sur ses antécédents, ses plaintes actuelles et son traitement. Il lui est ensuite demandé de s’assoir sur la table d’examen et de se coucher sur le dos.

Des électrodes autocollantes sont appliquées sur le thorax et le dos du patient afin de surveiller l’électrocardiogramme (ECG) représentant l'activité électrique du cœur durant tout l'examen.

Une perfusion est posée au niveau du bras afin d’administrer de façon continue la dobutamine et d’autres drogues nécessaires à la réalisation de l’examen.

Une échographie cardiaque complète dire « au repos » est alors réalisée, en plaçant une sonde d’échographie sur le thorax du patient. Différentes vues du cœur et des valves sont enregistrées pour réaliser des mesures.
Si la qualité des images obtenues n’est pas suffisante, le médecin peut utiliser un produit de contraste réservé à l’échographie ; ce produit ne contient pas d’iode, n’est pas toxique pour la glande thyroïde ou les reins et ne provoque pas de bouffées de chaleur lors de son administration.

Le technologue pose un brassard tensionnel autour du bras du patient. Un ECG de repos est  enregistré en position couchée. La tension artérielle et la fréquence cardiaque de repos sont enregistrées.

Durant l'examen, le patient est positionné sur son côté gauche et doit garder cette position tout au long de l’examen, sauf avis contraire du médecin.

La perfusion de dobutamine est démarrée, la dose sera progressivement majorée par intervalle de 3 minutes pour obtenir une fréquence cardiaque maximale. Des images échographiques seront acquises par le médecin.  L’injection de dobutamine dure 15 minutes maximum.

Régulièrement, durant le test, le personnel demande au patient  comment il se sent. S’il ressent une gêne ou une douleur dans les mâchoires, la poitrine, les bras, une sensation d'oppression, des difficultés respiratoires ou d'autres symptômes, il doit en faire part au personnel surveillant l’examen. Des maux de têtes ou de l’hypotension artérielle peuvent être ressentis. Il est important de le signaler au cardiologue.

Le médecin qui réalise l’examen peut décider d'arrêter ou de poursuivre le test (en fonction des modifications des images échographiques, des symptômes ressentis, de l’ECG ou de la tension).

Si une scintigraphie est réalisée en plus de l’échographie de stress, elle sera injectée dans la dernière minute de la perfusion de dobutamine.

Au terme de l’examen, le technologue enlève les électrodes et la perfusion. Le patient peut se rhabiller.

Si aucune scintigraphie n'a été demandée, le patient peut rentrer chez lui.

Si un traceur de médecine nucléaire a été injecté lors l’examen le patient devra se rendre dans le Service de médecine nucléaire pour réaliser des clichés montrant la répartition du traceur isotopique et donc du sang au niveau du cœur. Ces photos sont réalisées immédiatement après le test à l'effort si l'isotope utilisé est le thallium et 45 minutes après l'effort si l'isotope est le Sestamibi.

Durant cette seconde partie de l'examen, le patient doit rester couché sur une table d'examen, une caméra (gamma caméra) tournera autour de lui pour prendre des images sous différents angles du cœur.

Selon les résultats de cette scintigraphie (dite « d'effort »), le médecin peut demander au patient de revenir pour un second examen scintigraphique dit « de repos ». Ce second examen se fera quelques jours plus tard si l’isotope choisi est le Sestamibi.

Les résultats de l’examen sont envoyés au cardiologue qui a prescrit l'examen.

Contact et rendez-vous

Institut cardiovasculaire
Laboratoire d'épreuves d'effort - Route 589
Tel: 02 764 28 09